
Lors des Journées portes ouvertes de l’aéroclub Orléans Loiret du mois de mai, un journaliste de la République du Centre a suivi Christine Chaline, membre et pilote de notre association. L’occasion, pour l’association, de parler du système de soundflyer.
L’article est disponible en noir ci-après, en ligne sous le lien suivant: https://www.larep.fr/saint-denis-de-l-hotel-45550/economie/piloter-un-avion-quand-on-est-malvoyant-c-est-possible-grace-a-un-equipement-cree-par-un-membre-de-l-aeroclub-orleans-loiret_14991860/
L’article en noir ici: Elle pilote un avion …._
Retranscription de l’article:
Titre principal en haut, en gros caractères noirs:
SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL
Elle pilote un avion malgré son handicapSous-titre:
Les journées portes ouvertes de l’aéroclub Orléans Loiret se poursuivent aujourd’hui. L’occasion de découvrir le Soundflyer, un système de conduite de vol pour pilote handicapé visuel. Christine Chaline, pilote et membre de l’association les Mirauds volants, l’utilise depuis cinq ans.Crédit de l’auteur à gauche:
JÉRÉMY VIROT
jeremyvirot@centrefrance.comLégende sous la photo:
Christine Chaline, malvoyante, peut piloter un avion à l’aide du Soundflyer. PHOTO J. VTexte de l’article, colonne de gauche:
Il n’y a pas forcément besoin d’y voir clair pour piloter un avion. Christine Chaline, déficiente visuelle et membre de l’association Les Mirauds volants en est la preuve parfaite. Elle a toujours eu la passion du pilotage et peut l’assouvir depuis cinq ans grâce à l’appui du Soundflyer, un système stéréophonique de conduite de vol pour pilote handicapé visuel.
L’outil a été conçu en 2003 par Philippe Berchoff, à l’époque ingénieur chez Thalès, grand passionné d’aviation et membre de l’aéroclub de Saint-Denis-de-l’Hôtel: « L’idée est née d’une rencontre avec l’association les Mirauds volants. L’année suivante, à l’année européenne du handicap en 2003, on s’est alors dit qu’on pourrait mettre au point ou créer un outil d’aide au pilotage pour les non voyants ».Petit intertitre en gras dans la colonne de gauche:
Les informations transmises grâce à un casque audioSuite du texte, colonne centrale:
Il a fallu sept mois de travail et 30.000 euros investis pour mettre au point le prototype de ce tout premier modèle de Soundflyer. Ce système est composé d’un boîtier, alimenté par des batteries, glissé dans un sac à dos ou une sacoche, relié au casque du pilote et fixé sous son siège de pilotage. À l’intérieur, il y a un calculateur relié à un gyromètre (appareil permettant de mesurer les rotations de l’avion) et un GPS. Un petit logiciel permet de récupérer ces données et va envoyer des informations sonores au pilote, équipé d’un casque audio. De sons graves ou aigus dans chaque oreille vont alors donner des informations sur l’assiette de l’avion, c’est-à-dire l’angle de vol à un moment donné. Si vous tournez trop à gauche, le son va augmenter par exemple », explique Philippe Berchoff.
« J’entends tous les bips qui me dispense un pilote “voyant” sur son tableau de bord. Par rapport à ça, je démarre mon avion, je fais les essais moteurs avec l’appui de mon moniteur instructeur », raconte Christine Chaline.
Les séances de pilotage durent environ trois quarts d’heure avec différents exercices à réaliser: « On teste des virages à 360°. On est complètement à 90 ou à 360 degrés. Quand je vais à mon virage, j’entends les variations de “bips”, » continue la pilote. Le Soundflyer, l’aéroclub Orléans Loiret et les Mirauds volants sont par ailleurs toujours en recherche de sponsors pour améliorer ce Soundflyer qui n’a pas évolué technologiquement depuis 2003.

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